Parcours du pêcheur professionnel
Raïs Ahmed Jalwaja Épisode 1 Partie1
Dans ce nouvel épisode de l'émission « Parcours d'un pêcheur professionnel »,
l'équipe de la Chaîne École de pêche à la canne nous présente une nouvelle figure incontournable [00:05]. Suite aux cinq premiers épisodes captivants passés avec le Raïs Driss Essouiri, ce dernier a personnellement orienté l'équipe vers un homme qu'il considère comme le véritable « numéro un » de la pêche aux leurres (le Spinning) au Maroc : le Raïs Ahmed Jalwaja [00:32, 01:36]. Très humble et timide devant les caméras [03:12], le Raïs Ahmed, né en 1958, est originaire de la région de Sidi Bennour (Tnine Gharbia) mais a passé toute sa jeunesse et forgé son expérience dans la ville côtière de Safi [01:55, 02:06].L'histoire d'Ahmed avec la mer commence dès la fin des années 1960 et le début des années 1970 [04:16]. Son père était un marin professionnel travaillant sur les chalutiers à Safi [04:27]. Enfant, Ahmed l'accompagnait au port [04:27]. Après le décès de son père, les amis de ce dernier, par respect pour sa mémoire, accueillaient le jeune Ahmed sur les bateaux et lui donnaient ses premières lignes de fil à main (jerrara) et des hameçons [04:39, 04:58]. C’est au port de Safi qu’il fait ses premières armes en attrapant des congres (les sinnor), des chinchards, des maquereaux et même des murènes [05:12, 07:38]. Il se rappelle en riant que lorsqu’il attrapait un congre, les marins le lui découpaient et le lui faisaient cuire directement sur place dans une petite poêle à la cuisine du port [05:29]. Durant ses vacances d'été, il fréquentait aussi l'atelier de son cousin germain qui était charpentier naval [06:02]. Entre midi et deux heures, il en profitait pour s'esquiver et aller lancer ses lignes [06:33]. Ses parents surveillaient ses sorties de près, car à l'époque, les familles craignaient que la passion de la mer ne détourne les enfants de leurs études [06:44].En 1973, avec son ami d'école Abdellatif Moubarak et le grand frère de ce dernier, Abdeljلیل, Ahmed commence à explorer de grands spots rocheux extérieurs comme le célèbre Cap Beddouza [07:07, 07:29, 07:38]. Là-bas, la pêche était une affaire d'hommes face à des créatures massives et dangereuses. Les montages étaient très lourds : de grosses cordes rattachées à deux mètres de fil de nylon très épais (diamètre 80 ou 100) équipés d'un câble de frein de bicyclette en acier en guise de bas de ligne pour résister aux dents des murènes et des congres géants [08:05, 08:16]. Le jeu consistait à lancer une sardine entière et à ramener des caisses pleines de poissons [08:20, 08:39]. Le rôle du jeune Ahmed consistait principalement à assommer ces monstres marins sur les rochers d'un coup sur la tête pour sécuriser les prises [07:47, 08:58].Plus tard, au début des années 1980, Ahmed doit s'éloigner de l'océan pendant deux ans pour faire ses études universitaires à Fès [11:00]. Ce fut une période d'étouffement total pour lui [11:42]. Il raconte que dès qu'il reprenait le train ou le car pour revenir vers la côte et qu'il dépassait la ville de Tiflet, il ressentait l'humidité de la mer et reprenait instantanément vie : « C'était comme si mon réseau intérieur se reconnectait ! » [11:17, 11:29, 11:30]. En 1984, il s'installe pour son travail à Casablanca [13:12, 13:24]. Ne pouvant vivre loin de l'eau, il choisit de loger à Aïn Sebaâ près de la mer pour pouvoir aller respirer l'air marin sur les rochers d'Oukacha [13:43, 13:53].C'est cette même année qu'un collègue de travail souffrant de problèmes de santé lui revend une canne à pêche avec tous ses accessoires [14:13, 14:23]. Avec un ami équipé d'une voiture, ils décident de faire leur première sortie sur le spot de Zenata [14:48]. Avec seulement quelques centimes de pommes de terre pour préparer une amorce et leur matériel de fortune [15:16], Ahmed réussit l'exploit de capturer trois énormes sars de plus de deux kilos chacun [15:16]. Un vieux "Raïs" local nommé Jilali s'approche de lui, émerveillé, et lui avoue qu'il n'a pas vu de telles prises depuis des années, ajoutant qu'il a lui-même élevé ses onze enfants grâce à la pêche à la canne [15:28, 15:48]. C'est ce jour béni à Zenata qui a définitivement ancré la passion de la pêche chez le Raïs Ahmed, le poussant à rechercher la perfection technique et à s'intéresser plus tard au Spinning [15:57].
Parcours du pêcheur professionnel
Raïs Ahmed Jalwaja Épisode 1 Partie 2
Dans cette deuxième partie de l'entretien, l'atmosphère s'enrichit avec l'arrivée
sur le plateau de Younes, le fils aîné du Raïs Ahmed Jalwaja [00:17]. C'est l'occasion d'aborder la transmission de la passion entre générations. Ahmed confie avec un sourire qu'il a d'abord fait comme ses propres parents : il a volontairement tenu ses enfants à l'écart des cannes à pêche quand ils étaient jeunes [02:30]. Il craignait que cette passion dévorante, qui demande de courir après les appâts et de parcourir le Maroc à la recherche des meilleurs spots, ne les détourne de leurs études [02:40, 02:47]. Pour lui, la canne à pêche a été une clé pour découvrir le pays du nord au sud, mais elle exige une maturité que les adolescents n'ont pas forcément [02:57, 03:18].Revenant sur ses souvenirs de jeunesse à Mirleft avec ses amis, Ahmed raconte en riant une drôle de mésaventure [00:53]. Lors d'une expédition de quatre jours, ils avaient fait une pêche miraculeuse de sars et de dorades [01:24, 03:51]. Ils avaient entreposé tout le poisson dans des paniers à côté de la tente pour la nuit [01:01]. Mais au réveil, surprise : les paniers étaient totalement vides [01:01] ! En interrogeant un pêcheur local, celui-ci leur expliqua d'un air amusé que le coupable était le « Taleb Ali » [01:11, 01:20]. Ne comprenant pas ce terme, les jeunes citadins ont fini par réaliser qu'il s'agissait du nom donné localement au renard sauvage, qui s'était régalé de leur butin pendant leur sommeil [01:20].Ahmed aborde ensuite sa vie à Casablanca dans les années 1990, une période clé où il a commencé à fréquenter assidûment la grande jetée du port, le fameux « Moulay Youssef » ou la « Jetée de la Falaise » (La Valise) [05:40, 13:34]. À cette époque, obtenir un pass d'accès militaire pour la jetée n'était pas simple, mais il a réussi à l'avoir grâce aux contacts de la famille de sa collègue de travail [05:40, 05:47]. C'est là qu'il a développé son sens de l'observation fine. À l'époque, les pêcheurs casablancais étaient très secrets et jaloux de leurs techniques [07:55]. Ahmed raconte qu'il a partagé des tajines avec des pêcheurs qui, dès qu'ils attrapaient un beau poisson, le cachaient sous leurs vêtements le long de leur corps pour que personne ne voie le type d'hameçon ou de montage utilisé [08:02, 08:13] ! Face à cette mentalité fermée, Ahmed a dû apprendre « en volant les secrets du regard » [10:19].C'est sur cette jetée qu'il a innové pour la première fois en introduisant la technique du flotteur coulissant lumineux (la Boule ou Flotteur) avec de longs bas de ligne de 2 à 3 mètres [14:54, 15:03]. Cette astuce lui évitait de coincer et de casser ses plombs dans les rochers profonds (les redoutables blocs du fond du port) et lui a permis de capturer de superbes sars et des bars [15:12, 16:31]. Pour s'adapter, il pêchait de nuit après son travail le vendredi [11:50], ramenant des provisions de poisson frais pour toute la semaine pour sa famille [12:11, 12:24].Il se désole cependant des comportements de certains pêcheurs qui polluent les spots en y abandonnant des dizaines de mètres de fil de nylon cassé, des kilos de plomb toxique et des déchets plastiques, détruisant ainsi l'écosystème marin [12:45, 13:09]. Enfin, il évoque ses retours à Safi pour rendre visite à ses frères qui, eux, pêchaient traditionnellement à la pâte (Pelota) [16:57, 17:54]. N'étant pas adepte de cette méthode au début, il s'est finalement laissé convaincre de tester la pâte à Casablanca, préparant sa propre farine en secret [20:36, 21:11], ouvrant la voie à sa réputation de chercheur de solutions innovantes au bord de l'eau [15:34].
Parcours du pêcheur professionnel
Raïs Ahmed Jalwaja Épisode 1 Partie 3
Dans cette troisième partie de l’émission, le « Raïs » Ahmed Jalwaja
se confie en détail sur son passage à la technique de la pâte d'appât (la Pelota) [03:48] et les défis du quotidien qui l'ont poussé vers sa véritable spécialité : le leurre (le Spinning) [19:54].Tout commence le jour où Ahmed décide de fabriquer sa propre pâte de pêche en secret [00:04]. Un jeudi, il achète des sardines bien fraîches au marché, les nettoie, prélève les filets qu'il enveloppe délicatement dans du papier journal parsemé de gros sel [00:04]. Il laisse reposer le tout au frais [00:14]. Le vendredi soir, après sa semaine de travail, il récupère sa préparation, filtre du sable fin pour l'incorporer et commence à pétrir le tout avec de la farine [00:27, 00:32]. En s'appuyant sur les conseils de ses frères à Safi, il vérifie la texture parfaite : la pâte doit être souple mais ne doit pas coller aux doigts [00:52, 01:00]. Lors de ses premières sorties à la jetée de Casablanca (la Falaise), il lance sa boule de pâte de roche en roche, fixe sa canne et attend le résultat [01:13]. La technique s'avère payante : il capture de belles pièces (dorades sébastes, sars, bars tachetés) [01:34]. Ses frères s'étonnent même de sa réussite mais lui apprennent à affiner son montage en utilisant des hameçons plus discrets montés sur des bas de ligne doubles ou triples qu'ils appellent « l'âniq » (le cou) [01:51, 02:02].Malgré ces succès, la pêche à la pâte présente pour Ahmed un inconvénient majeur : l'odeur tenace et persistante [17:13]. Il raconte avec humour que l'huile de sardine mélangée aux résidus incrustés sous les ongles et dans les plis de la peau dégageait une odeur tellement forte qu'au retour à la maison, sa femme l'obligeait à se déshabiller sur le pas de la porte et à enfermer ses vêtements dans des sacs hermétiques [17:23, 17:35]. Il se souvient aussi en riant de sa mère qui, lorsque ses frères pêcheurs venaient l'embrasser après une sortie, s'exclamait : « Éloignez-vous de moi, vous sentez le congre ! » [18:24, 18:41]. Même après de longs lavages à l'eau de mer ou au savon à la maison, l'odeur résistait, l'obligeant à utiliser de la pierre ponce au hammam pour s'en débarrasser [19:04, 19:18].Une autre contrainte de la pêche traditionnelle (le Surfcasting comme la Pelota) réside dans la dépendance absolue aux appâts vivants ou frais (vers de sable, crabes) [14:33]. Ahmed se rappelle une sortie marquante où ses lignes n'attrapaient rien. En discutant avec un pêcheur local, celui-ci s'aperçut qu'Ahmed avait préparé son amorce avec du sable prévenu d'une plage près de l'usine de soufre de Mohammedia [15:34, 16:04]. Le poisson, doté d'un odorat très fin, fuyait la ligne à cause de cette odeur chimique de soufre [16:04]. Dès qu'ils changèrent le sable pour du sable naturel, les sars revinrent immédiatement mordre à l'hameçon [16:04].Toutes ces contraintes matérielles, le poids des équipements lourds et ses douleurs chroniques au dos (sa sciatique) qui l'empêchaient de rester immobile des heures durant avec une canne de 8 mètres [04:06, 04:19], l'amènent à une profonde réflexion lors d'un séjour de vacances en famille en 2005-2006 à Mirleft et à la Plage de la Jetée [04:48, 09:11]. Sur place, il observe une femme pêcher avec légèreté sur les rochers, vêtue d'un ciré protecteur, tandis que son mari s'occupait simplement de lui préparer sa pâte [13:38, 14:15]. Ce déclic visuel, combiné à son envie de liberté et d'indépendance vis-à-vis des appâts traditionnels, le pousse définitivement à se tourner vers le Spinning (la pêche aux leurres artificiels) [14:25, 19:54]. C'est en cherchant une arme légère et mobile pour traquer les grands prédateurs comme la courbine que commence sa consécration en tant que maître incontournable du leurre au Maroc [19:44, 19:54].
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Raïs Ahmed Jalwaja Épisode 1 Partie 4
Dans cette quatrième partie de l'entretien, l'ambiance reste amicale
et passionnée [00:04]. Le « Raïs » Ahmed Jalwaja s'exprime sur les subtilités du comportement des poissons et sur les raisons qui l'ont poussé à s'ouvrir à de nouvelles techniques de pêche, notamment son évolution vers le Spinning après avoir pratiqué le Surfcasting et la Pelota [01:13, 01:44].Il commence par raconter une anecdote amusante à propos d'un ami pêcheur qui débutait [04:40]. Après lui avoir appris à faire un nœud d'hameçon, cet ami s'est mis à pêcher mais a improvisé un nœud de fortune pour attacher sa ligne, semblable à un nœud de lacet de chaussure [05:21, 05:39]. Contre toute attente, l'ami a ferré un énorme sar d'environ trois kilos [05:25, 05:27]. Pris de panique, il a appelé Ahmed à l'aide en criant [05:30]. Tout le monde a ri en constatant que le poisson tenait par un nœud aussi rudimentaire, prouvant que parfois, la chance du débutant défie toutes les règles [05:41].Ahmed partage ensuite ses observations approfondies sur le comportement du bar moucheté (le Bar ou le Bar moucheté) [01:34, 02:15]. Il explique que le bar change radicalement de régime alimentaire et de position dans l'eau selon les saisons et les courants marins [01:15, 01:57]. En hiver, de janvier à avril, le bar est en période de reproduction, il est plus statique et cherche à se nourrir de manière ciblée [02:11, 02:12]. C'est durant les mois de mai, juin et septembre que son activité bat son plein et qu'il se déplace en groupes [02:38, 02:41].La discussion s'anime lorsque le Raïs Ahmed sort son matériel pour montrer ses leurres artificiels à ses compagnons, notamment des modèles de la marque Rapala [02:45]. Il montre des poissons-nageurs articulés et des leurres souples plombés pesant autour de 60 grammes, spécialement conçus pour la pêche à la frontière des vagues et du ressac [02:22, 02:23].Il explique avec passion pourquoi le bar attaque ces leurres : « Le bar est un prédateur territorial [03:03]. Quand il s'est installé dans un secteur rocheux où il trouve sa nourriture, il défend son territoire contre tout intrus [03:03]. Parfois, il n'attaque pas le leurre par faim, mais par pure agressivité pour chasser un rival ou un danger de sa zone [03:29, 03:32]. » C'est cette compréhension fine de l'instinct du poisson, alliée à l'utilisation de leurres légers, qui a fait d'Ahmed un spécialiste reconnu. L’épisode se termine sur une question ouverte de ses amis, curieux de savoir ce qui l'a poussé à pousser ses recherches encore plus loin dans le domaine du Spinning [03:47].
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Raïs Ahmed Jalwaja Épisode 1 Partie 5
Dans cette cinquième partie, le « Raïs » Ahmed Jalwaja poursuit son analyse
passionnée sur l'évolution de ses techniques de pêche, en se concentrant sur le passage définitif au Spinning (la pêche aux leurres) [17:11]. Les amis installés autour de lui écoutent attentivement ses explications sur la mécanique et la stratégie de cette discipline.Ahmed explique que le Spinning n'est pas une simple alternative, c'est une philosophie de mouvement [17:11]. Contrairement au Surfcasting où le pêcheur lance sa ligne lestée d'un gros plomb et attend passivement sur la plage que le poisson morde, le Spinning exige une action continue [17:11]. Le pêcheur doit sans cesse prospecter, marcher le long de la côte, lancer son leurre artificiel et le ramener en simulant la nage d'un poisson blessé ou d'une proie en fuite [17:11]. Pour lui, cette approche active règle également ses problèmes de dos, car rester immobile dans le froid avec une canne lourde réveillait sa sciatique, alors que la marche constante le maintient en forme.La discussion technique s'oriente ensuite vers l'importance capitale du matériel et des réglages fins, notamment le rôle du moulinet et du frein [10:08]. Ahmed insiste sur le fait qu'au Spinning, on utilise des lignes de nylon ou de tresse beaucoup plus fines qu'au Surfcasting traditionnel. Pour éviter que la ligne ne casse sous les coups de boutoir d'un gros poisson (comme un bar ou une courbine), le secret réside dans le réglage parfait du frein du moulinet. Il faut trouver le juste équilibre (la bonne "équation") [18:04] pour que le poisson puisse prendre du fil lorsqu'il donne un coup de tête violent, tout en subissant une résistance constante qui finit par l'épuiser. C'est ce travail de patience et de précision qui permet de sortir de l'eau des poissons massifs avec un matériel pourtant très léger.L’épisode se termine sur une note de transmission. Ahmed rappelle à la jeune génération de pêcheurs que le Spinning demande une grande observation de l'environnement : il faut savoir lire l'écume, comprendre la frontière des vagues là où le ressac remue les rochers et libère les petits crabes ou les crevettes, car c'est précisément là que les bars se postent en embuscade pour attaquer.
Parcours du pêcheur professionnel
Raïs Ahmed Jalwaja Épisode 1 Partie 6
Dans cette sixième et dernière partie de son entretien
e « Raïs » Ahmed Jalwaja résume sa vision globale de la pêche et livre ses conclusions sur ce que doit être l’esprit d’un véritable artisan de la mer [11:14]. Entouré de ses amis, il insiste sur le fait que la réussite au bord de l'eau dépend avant tout d'une grande flexibilité d'esprit [13:59].Ahmed explique qu'un pêcheur accompli ne doit jamais s'enfermer dans une seule méthode ou une seule certitude [13:59]. La mer est un environnement vivant qui change constamment : la température de l'eau, la force du ressac, la clarté du jour ou la configuration du sable et des rochers sont autant de paramètres à analyser à chaque sortie [13:45, 13:59]. Il affirme qu'une technique qui a été miraculeuse un jour peut s'avérer totalement inefficace le lendemain au même endroit si les conditions ont bougé [14:09].Il met en garde la nouvelle génération contre la facilité qui consiste à copier bêtement ce que l'on voit sur Internet ou à écouter uniquement les conseils des autres sans faire son propre effort d'analyse [14:43, 14:50]. Le secret réside dans l'échange d'idées avec ses compagnons de pêche tout en restant à l'écoute de son propre instinct [14:50]. C'est en observant soi-même le comportement du poisson et en adaptant constamment le poids de ses plombs, la finesse de ses bas de ligne ou l'animation de ses leurres que l'on passe du statut d'amateur à celui de connaisseur [13:45, 13:59]. L'émission se conclut sur des messages de respect mutuel et de fraternité, rappelant que la mer offre ses richesses à ceux qui l'abordent avec patience, humilité et un esprit toujours ouvert à l'apprentissage [11:22, 15:49].
