Raïs Abd Haq Seouiri Épisode 2 Partie1

Dans cet épisode, l'équipe de l'émission change de protagoniste

pour s'intéresser au parcours du Raïs Abdelhak Mikass [00:43]. L'enregistrement se déroule dans un cadre naturel magnifique : les amis sont installés dans une grotte (une « khalwa ») sur le célèbre spot de pêche de M'seid El Aouni, situé dans la région d'Akhfenir [00:10]. Face à eux, une belle récolte de sars et de bars est disposée sur les rochers [00:04]. L'animateur rappelle d'emblée l'objectif de l'émission : ce n'est pas une simple vidéo de démonstration de pêche, mais un espace d'entretien pour transmettre l'expérience des pêcheurs professionnels aux générations futures [00:15, 00:31].Le Raïs Abdelhak, né en 1974 [00:43], explique que son métier principal est poissonnier [00:48]. Originaire d'Essaouira (comme le Raïs Driss, présent à ses côtés) [01:00], il a débuté la pêche à la fin des années 90 [00:52]. Contrairement à d'autres, il n'a jamais pratiqué les techniques de pêche côtière à pied ou au surfcasting traditionnel (le serrahi) [02:30]. Il a directement commencé à pêcher à la canne [02:36].Au tout début de son apprentissage à Essaouira, Abdelhak utilisait un matériel très rudimentaire, notamment une canne télescopique en deux pièces [02:54]. C’est en accompagnant ses amis d’enfance, Ahmed et Driss, qu’il a attrapé le virus de la pêche [01:32, 03:10]. Ces derniers se rendaient souvent sur les falaises de la région pour traquer les poissons en profondeur [03:55]. Ses amis lui ont acheté sa première canne et lui ont appris à lancer la ligne et à maîtriser les bases du courant [03:20, 04:45]. Son tout premier poisson attrapé était un bar, capturé grâce à un leurre de type Sert [04:52, 04:55]. Abdelhak se souvient encore avec émotion de l'adrénaline de cette première prise [05:00].Cependant, la pêche à la canne comporte des risques, et le Raïs Abdelhak profite de l'émission pour lancer un avertissement capital sur la sécurité [06:20]. Son père, lui-même ancien marin, l'avait mis en garde : « La canne à pêche ne doit pas devenir un métier qui t'obsède au point d'oublier ta sécurité [08:51]. Fais-en une passion, mais ne lui sacrifie pas ta vie. » [08:58].Pour illustrer le danger de l'océan, il raconte une anecdote marquante survenue lors d'une sortie sur un spot rocheux d'Essaouira appelé Borj Ed-doukhli [13:50, 17:43]. Ce jour-là, un pêcheur plus âgé, qui tentait d'attraper des sars, s'est fait surprendre par une vague puissante d'environ deux mètres [17:13, 17:41]. Emporté par le courant, l'homme est tombé au milieu des blocs de pierre, se blessant à la tête et commençant à boire la tasse [17:55]. Pris de panique au milieu de la roche, le malheureux refusait de lâcher sa canne à pêche [11:15].Voyant l'homme en danger de mort, Abdelhak a pris une décision héroïque [18:21]. Il s'est équipé de sa chambre à air de secours (le chombrir), un dispositif de flottaison artisanal très utilisé par les pêcheurs de la région [11:55, 18:22]. Abdelhak s'est jeté à l'eau, a nagé au milieu des vagues pour agripper le blessé, et l'a maintenu hors de l'eau grâce au chombrir [18:24, 18:31]. En s'entraidant avec d'autres pêcheurs restés sur le rivage, ils ont réussi à ramener l'homme sur la plage [19:11]. Abdelhak est ensuite monté en courant appeler les secours (les forces auxiliaires et l'ambulance) [19:18, 19:25]. Grâce à ce sauvetage in extremis au moyen du chombrir, la vie du vieux pêcheur a été sauvée [19:42]. Abdelhak insiste pour conclure cet épisode : « Face à la mer, il ne faut jamais lui tourner le dos. Le poisson ne vaut jamais la vie d'un homme » [16:55, 17:01].

Raïs Abd Haq Seouiri Épisode 2 Partie 2

Dans cette deuxième partie, nous retrouvons l'équipe confortablement installée

dans leur grotte protectrice à Akhfenir [00:10]. Le Raïs Abdelhak Mikass poursuit son récit passionnant en abordant un moment charnière de son parcours : sa toute première grande expédition vers le Sud profond du Maroc et sa découverte du monde de la pêche professionnelle [00:15].À l'origine, à Essaouira, lorsqu'il voit ses compagnons Ahmed et le Raïs Driss planifier un voyage à Dakhla et Akhfenir, Abdelhak insiste pour se joindre à eux [01:21, 01:24]. Célibataire et vivant encore chez ses parents à l'époque [01:32, 01:33], il prépare son sac, rassemble ses économies et achète pour l'occasion un tout nouveau moulinet professionnel de la marque légendaire Mitchell [02:00, 02:26]. Malgré le fait qu'il n'ait aucune expérience des grands spots du Sud, ses amis l'accueillent à bras ouverts [01:26, 02:00].Abdelhak se rappelle que le voyage en autocar a été éprouvant car il souffre d'un mal des transports qui l'empêche de fermer l'œil en route [03:32, 03:45]. Mais une fois arrivés à Akhfenir, la magie opère. Ils s'installent dans une zone très poissonneuse mais technique appelée « Le Kchatt », qui sera leur tout premier spot d'apprentissage intensif [05:12, 05:15].C'est là qu'Abdelhak vit son premier grand frisson de pêcheur. Alors qu'il observe ses amis capturer de belles pièces, sa canne s'emballe brusquement. Une courbine de 3,5 kilos vient de mordre à l'hameçon [05:17, 07:54] ! N'ayant jamais manipulé un poisson de cette taille, il panique et ne sait pas comment s'y prendre face à la force de l'animal [08:21, 08:24]. Son ami Ahmed vient immédiatement à sa rescousse et prend le relais pour "pêcher à la pâte" (kerrchaha) et sécuriser la prise [08:29, 13:57]. Ce jour-là, l'excitation est totale. Peu après, Abdelhak ferre lui-même une énorme pièce, un combat mémorable qui s'avère être une courbine massive pesant près de 15 à 20 kilos [12:15, 12:19]. Le poisson se bat avec une telle puissance que le moulinet Mitchell chauffe sous la tension de la ligne [11:17, 11:30]. Avec l'aide de ses amis, ils parviennent à sortir ce monstre de l'eau, marquant définitivement son baptême du feu parmi les professionnels [12:12, 13:00].Pour conclure, le Raïs Abdelhak partage une leçon essentielle sur le respect et les règles de déontologie entre pêcheurs sur la plage (les codes de la Pelota) [19:13, 19:23]. Il explique que la solidarité doit toujours primer sur l'esprit de compétition. Par exemple, si plusieurs groupes de pêcheurs se partagent un même secteur rocheux, la coutume veut que dès qu'un pêcheur ferre un gros poisson, les autres sortent immédiatement leurs lignes de l'eau pour éviter que les fils ne s'emmêlent et pour lui laisser l'espace nécessaire pour mener son combat [15:58, 19:03]. De même, les pêcheurs s'entraident mutuellement pour préparer l'amorce à base de sardine écrasée [19:13, 19:20]. C'est cette éthique et ce respect mutuel, d'après lui, qui font la grandeur des vrais artisans de la mer.

Raïs Abd Haq Seouiri Épisode 2 Partie 3

Dans ce troisième volet, on retrouve notre groupe d’amis passionnés

toujours installés dans leur grotte à Akhfenir, entourés de leurs belles prises de sars et de bars [00:04]. Le Raïs Abdelhak poursuit ses récits d’aventure et de camaraderie de sa jeunesse [00:15].Il raconte d’abord une sacrée frayeur lors d’un voyage de retour à Essaouira, sa ville natale. Fatigué d'attendre les camions qui ne passaient pas, il avait trouvé une camionnette conduite par un chauffeur complètement ivre [01:06]. Durant toute la route de nuit, le chauffeur s’endormait au volant [01:35]. À chaque fois qu’Abdelhak voyait les roues mordre le bas-côté de la route, il devait hurler et secouer le chauffeur pour éviter le drame, tandis qu'un autre compagnon dormait à l'arrière sans se soucier de rien [01:46, 02:00]. Ce fut l’un de ses voyages les plus stressants.Revenant à la pêche, Abdelhak aborde ensuite l’époque où de grands changements ont frappé le spot légendaire de Barbas [03:59]. Il explique qu’avant que la zone ne soit transformée par de nouvelles infrastructures et l'installation d’un port, c’était un paradis sauvage [12:15]. Le groupe de pêcheurs y vivait en autarcie, partageant de grands moments de solidarité [11:23]. Pour illustrer l'abondance de cette époque, il se souvient de pêches miraculeuses où ils ramenaient entre 40 et 60 kilos de sars par jour [15:54]. Ils remplissaient jusqu'à trois grandes panières de poissons [15:58]. À un moment, les autres amis précisent même que lors de certaines expéditions de trois jours d'affilée à Barbas, les prises cumulées pouvaient atteindre les 120 à 200 kilos [16:10, 16:17] !C'est à Barbas qu'Abdelhak a également fait une rencontre inoubliable avec un énorme poisson de roche pesant pas moins de 7,5 kilos [13:58, 17:51]. Il raconte que le combat a été d'une intensité folle et qu’à cause de la fumée de sa cigarette qui lui piquait les yeux, il voyait à peine sa ligne [14:03, 14:07], mais il a réussi à le sortir. Ils y attrapaient aussi de magnifiques mérous (le Mérou) [15:27], des raies [15:12] et même des langoustes qu'ils savouraient sur place [15:30].L’épisode se clôt sur une note plus engagée. Les amis rappellent qu'ils ont fondé à Essaouira l'association "Mogador pour la pêche à la canne et la protection de l'environnement" [13:12, 13:22], dont le Raïs Abdelhak est un membre actif [13:16]. Ils lancent un appel important aux pêcheurs pour s’unir, respecter les ressources et préserver les côtes contre le braconnage afin que les générations futures puissent, elles aussi, profiter des richesses de la mer [13:07, 13:45]. La vidéo se termine dans la bonne humeur, malgré une petite mésaventure survenue le jour même : la caméra GoPro de l'équipe est tombée à l'eau, mais cela n'a pas gâché la beauté de leurs partages [13:45].

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